L’assemblée Nationale vote la réforme de la taxe de séjour

Un amendement à été voté mercredi soir grâce à un amendement déposé lundi par le gouvernement qui reprend le travail effectué par les parlementaires depuis plusieurs mois sur la réforme de la collecte de la taxe de séjour.

Point important il faudra que les collectivités délibèrent avant la fin 2014 pour pouvoir l’appliquer l’année prochaine si leur période de perception est annuelle.

En voici le texte intégral, il modifie subtilement le régime actuel et simplifie le travail avec les meublés non classés, mais tous les problèmes que les collectivités rencontrent ne sont pas traitées ;

Il reste encore à ce qu’il soit complété par un décret du Conseil d’Etat avant que l’on ne puisse intégrer ces dispositions dans les délibérations des collectivités.

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Source : Assemblée Nationale PLF 2015

APRÈS ART. 44 N°II-464 (Rect)

ASSEMBLÉE NATIONALE

3 novembre 2014

PLF POUR 2015 – (N° 2234)
AMENDEMENT N°II-464 (Rect)

présenté par le Gouvernement

ARTICLE ADDITIONNEL

APRÈS L’ARTICLE 44 , insérer l’article suivant:

I. – Le code général des collectivités territoriales est ainsi modifié :

1° La sous-section 1 de la section 6 du chapitre III du titre III du livre III de la deuxième partie est ainsi rédigée :

« Sous-section 1

« Taxe de séjour et taxe de séjour forfaitaire

 

« Paragraphe 1

 

« Dispositions générales

« Art. L. 2333‑26. – I. – Sous réserve de l’article L. 5211‑21, la taxe de séjour ou la taxe de séjour forfaitaire peut être instituée par délibération du conseil municipal :

« – des communes touristiques et des stations classées de tourisme relevant de la section 2 du chapitre III du titre III du livre Ier du code du tourisme ;

« – des communes littorales au sens de l’article L. 321‑2 du code de l’environnement ;

« – des communes de montagne au sens de la loi n° 85‑30 du 9 janvier 1985 relative au développement et à la protection de la montagne ;

« – des communes qui réalisent des actions de promotion en faveur du tourisme ainsi que celles qui réalisent des actions de protection et de gestion de leurs espaces naturels ;

« – ou des communes qui ont adopté la délibération contraire mentionnée au I de l’article L. 5211‑21.

« II. – La délibération adoptée par le conseil municipal des communes mentionnées au I précise s’il est fait application soit de la taxe de séjour prévue aux articles L. 2333‑29 à L. 2333‑39, soit de la taxe de séjour forfaitaire prévue aux articles L. 2333‑40 à L. 2333‑47.

« La délibération prévue au présent II est adoptée avant le début de la période de la perception de la taxe de séjour.

« III. – Le conseil municipal ne peut appliquer qu’un seul des deux régimes d’imposition prévus au II à toutes les natures d’hébergement à titre onéreux proposées dans la commune.

« Le conseil municipal ne peut pas exempter une nature ou une catégorie d’hébergement à titre onéreux du régime d’imposition déterminé conformément au II.

« Art. L. 2333‑27. – I. – Sous réserve de l’application des dispositions de l’article L. 133‑7 du code du tourisme, le produit de la taxe de séjour ou de la taxe de séjour forfaitaire est affecté aux dépenses destinées à favoriser la fréquentation touristique de la commune.

« II. – Dans les communes qui ont institué la taxe de séjour ou la taxe de séjour forfaitaire au titre des actions de protection et de gestion de leurs espaces naturels, le produit de la taxe peut être affecté, sous réserve des dispositions de l’article L. 133‑7 du code du tourisme, aux dépenses destinées à favoriser la protection et la gestion de leurs espaces naturels à des fins touristiques. Lorsque ces communes sont situées dans leur intégralité ou en partie sur le territoire d’un parc national ou d’un parc naturel régional géré par un établissement public administratif, le produit de la taxe peut être reversé par la commune ou l’établissement public de coopération intercommunale à l’organisme gestionnaire du parc dans le cadre d’une convention.
« III. – Lorsqu’un établissement public de coopération intercommunale doté d’une compétence en matière de développement économique est composé d’au moins une commune de montagne mentionnée à l’article L. 2333‑26, l’ensemble des communes membres peuvent reverser à cet établissement public tout ou partie de la taxe qu’elles perçoivent.

« Art. L. 2333‑28. – La période de perception de la taxe de séjour et de la taxe de séjour forfaitaire est fixée par la délibération prévue à l’article L. 2333‑26.

 

« Paragraphe 2

 

« Assiette, tarif et exonération de la taxe de séjour

« Art. L. 2333‑29. – La taxe de séjour est établie sur les personnes qui ne sont pas domiciliées dans la commune et qui n’y possèdent pas de résidence à raison de laquelle elles sont passibles de la taxe d’habitation.

« Art. L. 2333‑30. – Le tarif de la taxe de séjour est fixé avant le début de la période de perception, pour chaque nature et pour chaque catégorie d’hébergement, par personne et par nuitée de séjour.

« Il est arrêté par délibération du conseil municipal conformément au barème suivant :

«

Catégories d’hébergement

Tarif plancher

(en euros)

Tarif plafond

(en euros)

Palaces et tous les autres établissements présentant des caractéristiques de classement touristique équivalents

0,65

4,00

Hôtels de tourisme 5 étoiles, résidences de tourisme 5 étoiles, meublés de tourisme 5 étoiles et tous les autres établissements présentant des caractéristiques de classement touristique équivalents

0,65

3,00

Hôtels de tourisme 4 étoiles, résidences de tourisme 4 étoiles, meublés de tourisme 4 étoiles et tous les autres établissements présentant des caractéristiques de classement touristique équivalents

0,65

2,25

Hôtels de tourisme 3 étoiles, résidences de tourisme 3 étoiles, meublés de tourisme 3 étoiles et tous les autres établissements présentant des caractéristiques de classement touristique équivalents

0,50

1,50

Hôtels de tourisme 2 étoiles, résidences de tourisme 2 étoiles, meublés de tourisme 2 étoiles, villages de vacances 4 et 5 étoiles, terrains de camping et terrains de caravanage classés 2 étoiles et tous les autres établissements présentant des caractéristiques de classement touristique équivalents

0,30

0,90

Hôtels de tourisme 1 étoile, résidences de tourisme 1 étoile, meublés de tourisme 1 étoile, villages de vacances 1, 2 et 3 étoiles, terrains de camping et terrains de caravanage classés 1 étoile, formules d’hébergement « bed and breakfast », emplacement en port de plaisance par tranche de 24 heures, emplacement dans des aires de campings-cars et des parkings touristiques par tranche de 24 heures et tous les autres établissements présentant des caractéristiques de classement touristique équivalents

0,20

0,75

Hôtels et résidences de tourisme, villages de vacances en attente de classement ou sans classement

0,20

0,75

Meublés de tourisme et hébergements assimilés en attente de classement ou sans classement

0,20

0,75

Terrains de camping et terrains de caravanage classés en 3, 4 et 5 étoiles et tout autre terrain d’hébergement de plein air de caractéristiques équivalentes

0,20

0,55

Terrains de camping et terrains de caravanage classés en 1 et 2 étoiles et tout autre terrain d’hébergement de plein air de caractéristiques équivalentes, ports de plaisance

0,20

« Un décret en Conseil d’État détermine les informations qui doivent être tenues à la disposition des personnes en charge de la collecte de la taxe, afin de permettre à ces dernières de déterminer le tarif applicable sur le territoire des communes et des établissements publics de coopération intercommunale ayant institué la taxe de séjour.

« Art. L. 2333‑31. – Sont exemptés de la taxe de séjour :

« 1° Les mineurs de moins de seize ans ;

« 2° Les mineurs de moins de dix-huit ans qui bénéficient hors du domicile parental, à l’occasion des vacances scolaires, des congés professionnels ou des loisirs, d’un mode d’accueil collectif à caractère éducatif prévu à l’article L. 227‑4 du code de l’action sociale et des familles ;

« 3° Les personnes qui, par leur travail ou leur profession, participent au fonctionnement des structures d’hébergement ou des établissements donnant lieu au versement de la taxe dans la commune ;

« 4° Les personnes bénéficiant d’un hébergement d’urgence ou d’un relogement temporaire ;

« 5° Les fonctionnaires et agents de l’État appelés temporairement dans la commune pour l’exercice de leurs fonctions ;

« 6° Les bénéficiaires des formes d’aide sociale prévues au titre III et au titre IV du livre II ainsi qu’aux chapitres IV et V du titre IV du livre III du code de l’action sociale et des familles.

« Art. L. 2333‑32. – Des arrêtés du maire répartissent, par référence au barème mentionné à l’article L. 2333‑30, les aires, espaces, locaux et autres installations accueillant les personnes visées à l’article L. 2333‑29.

 

« Paragraphe 3

 

« Recouvrement, contrôle, sanctions et contentieux de la taxe de séjour

« Art. L. 2333‑33. – La taxe de séjour est perçue sur les assujettis définis à l’article L. 2333‑29 par les logeurs, les hôteliers, les propriétaires et les autres intermédiaires, lorsque ces derniers reçoivent le montant des loyers qui leur sont dus.

« La taxe est perçue avant le départ des assujettis alors même que, du consentement du logeur, de l’hôtelier, du propriétaire ou du principal locataire, le paiement du loyer est différé.

« Art. L. 2333‑34. – I. – Les logeurs, hôteliers, propriétaires ou intermédiaires mentionnés à l’article L. 2333‑33 versent, aux dates fixées par délibération du conseil municipal, sous leur responsabilité, au comptable public assignataire de la commune, le montant de la taxe calculé conformément aux articles L. 2333‑29 à L. 2333‑31.

« II. – Les professionnels qui, par voie électronique, assurent un service de réservation ou de location ou de mise en relation en vue de la location d’hébergements non classés pour le compte des logeurs, hôteliers, propriétaires ou intermédiaires mentionnés à l’article L. 2333‑33 peuvent, sous réserve d’avoir été habilités à cet effet par ces derniers, être préposés à la collecte de la taxe et à l’exécution des formalités déclaratives correspondantes. Ils versent, une fois par an, au comptable public assignataire de la commune le montant de la taxe calculé conformément aux articles L. 2333‑29 à L. 2333‑31.

« Lorsqu’ils ne sont pas à même d’établir qu’ils bénéficient d’une des exemptions prévues du 2° au 6° de l’article L. 2333‑31, les assujettis acquittent à titre provisionnel le montant de la taxe aux professionnels mentionnés à l’alinéa précédent. Ils peuvent en obtenir la restitution, sur présentation d’une demande en ce sens à la commune ayant perçu la cotisation indue. La demande de dégrèvement doit être présentée au plus tard dans un délai de quatre ans à partir du premier jour de l’année suivant celle au cours de laquelle la taxe a été acquittée.

« Lorsque les professionnels mentionnés au premier alinéa ne sont pas à même d’établir la catégorie de l’hébergement faisant l’objet de leur service, ils ne sont tenus qu’au seul versement de la taxe de séjour au tarif applicable à la catégorie des meublés de tourisme et hébergements assimilés en attente de classement ou sans classement mentionnés à l’article L. 2333‑30, sans application de la taxe additionnelle prévue à l’article L. 3333‑1. L’éventuelle différence due au titre de la location d’un hébergement d’une catégorie supérieure ou de l’application d’une taxe additionnelle est acquittée par le logeur, hôtelier, propriétaire ou intermédiaire conformément aux articles L. 2333‑29 à L. 2333‑31.

« Art. L. 2333‑35. – En cas de départ furtif d’un assujetti, la responsabilité des logeurs, hôteliers, propriétaires et intermédiaires mentionnés à l’article L. 2333‑33 ne peut être dégagée que s’ils ont avisé sous huit jours le maire et déposé entre ses mains une demande en exonération adressée au juge du tribunal d’instance. Les professionnels mentionnés au II de l’article L. 2333‑34 peuvent présenter une demande en exonération dans des conditions de forme identiques dans les deux mois suivant la facturation du séjour, lorsqu’ils justifient n’avoir pu obtenir le paiement de la taxe par l’assujetti.

« Le maire transmet cette demande dans les vingt-quatre heures au juge du tribunal d’instance, lequel statue sans frais.

« À défaut de signalement dans les conditions prévues aux alinéas précédents, la taxe est due par les logeurs, hôteliers, propriétaires et autres intermédiaires mentionnés à l’article L. 2333‑33.

« Art. L. 2333‑36. – Le montant des cotisations acquittées est contrôlé par la commune. Le maire et les agents commissionnés par lui peuvent procéder à la vérification des déclarations produites par les logeurs, hôteliers et intermédiaires mentionnés à l’article L. 2333‑33.

« À cette fin, il peut demander à toute personne mentionnée à l’alinéa précédent la communication des pièces comptables s’y rapportant.

« Art. L. 2333‑37. – Les réclamations sont instruites par les services de la commune bénéficiaire de la taxe. Tout redevable qui conteste le montant de la taxe qui lui est notifié acquitte à titre provisionnel le montant de la taxe contestée, sauf à en obtenir le dégrèvement après qu’il a été statué sur sa réclamation par le maire. Le maire dispose d’un délai de trente jours à compter de la notification de la réclamation formée par le redevable pour lui adresser une réponse motivée de manière à lui permettre de formuler ses observations.

« Les conditions d’application du présent article sont précisées par décret en Conseil d’État.

« Art. L. 2333‑38. – En cas défaut de déclaration, d’absence ou de retard de paiement de la taxe collectée, le maire adresse aux logeurs, hôteliers et propriétaires mentionnés à l’article L. 2333‑33 ainsi qu’aux professionnels mentionnés au II de l’article L. 2333‑34 une mise en demeure par lettre recommandée avec avis de réception.

« Faute de régularisation dans le délai de trente jours suivant la notification de cette mise en demeure, un avis de taxation d’office dûment motivé est communiqué au déclarant défaillant trente jours au moins avant la mise en recouvrement de l’imposition. Tout retard dans le versement du produit de la taxe donne lieu à l’application d’un intérêt égal à 0,75 % par mois de retard.

« Les conditions d’application du présent article sont précisées par décret en Conseil d’État.

« Art. L. 2333‑39. – Les contentieux relatifs à la taxe de séjour sont présentés et jugés comme en matière de droits d’enregistrement, de taxe de publicité foncière, de droits de timbre, de contributions indirectes et de taxes assimilées à ces droits ou contributions.

 

« Paragraphe 4

 

« Assiette et tarif de la taxe de séjour forfaitaire

« Art. L. 2333‑40. – La taxe de séjour forfaitaire est due par les logeurs, hôteliers et propriétaires qui hébergent les personnes mentionnées à l’article L. 2333‑29 à titre onéreux ainsi que par les autres intermédiaires, lorsque ces derniers reçoivent le montant des loyers qui leur sont dus.

« Elle est assise sur la capacité d’accueil et le nombre de nuitées comprises à la fois dans la période d’ouverture de l’hébergement et la période de perception mentionnée à l’article L. 2333‑28.

« Art. L. 2333‑41. – I. – Le tarif de la taxe de séjour forfaitaire est fixé avant le début de la période de perception, pour chaque nature et pour chaque catégorie d’hébergement, par unité de capacité d’accueil et par nuitée

« Il est arrêté par délibération du conseil municipal conformément au barème suivant :

 

«

Catégories d’hébergement

Tarif plancher

(en euros)

Tarif plafond

(en euros)

Palaces et tous les autres établissements présentant des caractéristiques de classement touristique équivalents

0,65

4,00

Hôtels de tourisme 5 étoiles, résidences de tourisme 5 étoiles, meublés de tourisme 5 étoiles et tous les autres établissements présentant des caractéristiques de classement touristique équivalents

0,65

3,00

Hôtels de tourisme 4 étoiles, résidences de tourisme 4 étoiles, meublés de tourisme 4 étoiles et tous les autres établissements présentant des caractéristiques de classement touristique équivalents

0,65

2,25

Hôtels de tourisme 3 étoiles, résidences de tourisme 3 étoiles, meublés de tourisme 3 étoiles et tous les autres établissements présentant des caractéristiques de classement touristique équivalents

0,50

1,50

Hôtels de tourisme 2 étoiles, résidences de tourisme 2 étoiles, meublés de tourisme 2 étoiles, villages de vacances 4 et 5 étoiles, terrains de camping et terrains de caravanage classés 2 étoiles et tous les autres établissements présentant des caractéristiques de classement touristique équivalents

0,30

0,90

Hôtels de tourisme 1 étoile, résidences de tourisme 1 étoile, meublés de tourisme 1 étoile, villages de vacances 1, 2 et 3 étoiles, terrains de camping et terrains de caravanage classés 1 étoile, formules d’hébergement « bed and breakfast », emplacement en port de plaisance par tranche de 24 heures, emplacement dans des aires de campings-cars et des parkings touristiques par tranche de 24 heures et tous les autres établissements présentant des caractéristiques de classement touristique équivalents

0,20

0,75

Hôtels et résidences de tourisme, villages de vacances en attente de classement ou sans classement

0,20

0,75

Meublés de tourisme et hébergements assimilés en attente de classement ou sans classement

0,20

0,75

Terrains de camping et terrains de caravanage classés en 3, 4 et 5 étoiles et tout autre terrain d’hébergement de plein air de caractéristiques équivalentes

0,20

0,55

Terrains de camping et terrains de caravanage classés en 1 et 2 étoiles et tout autre terrain d’hébergement de plein air de caractéristiques équivalentes, ports de plaisance

0,20

« Un décret en Conseil d’État détermine les informations qui doivent être tenues à la disposition des redevables, afin de permettre à ces derniers de déterminer le tarif de la taxe de séjour forfaitaire applicable sur le territoire des communes et des établissements publics de coopération intercommunale ayant institué la taxe de séjour forfaitaire.

« II. – La taxe de séjour forfaitaire est assise sur la capacité d’accueil de l’hébergement donnant lieu au versement de la taxe et le nombre de nuitées comprises à la fois dans la période d’ouverture de la structure d’hébergement ou de l’établissement imposable et dans la période de perception de la taxe.

« Le montant de la taxe due par chaque redevable est égal au produit des éléments suivants :

« 1° Le nombre d’unités de capacité d’accueil de la structure d’hébergement ou de l’établissement donnant lieu au versement de la taxe ;

« 2° Le tarif de la taxe fixé par le conseil municipal conformément au I ;

« 3° Le nombre de nuitées comprises à la fois dans la période d’ouverture de la structure d’hébergement ou de l’établissement imposable et dans la période de perception de la taxe.

« III. – Pour l’application du II, le nombre d’unités de capacité d’accueil de la structure d’hébergement ou de l’établissement donnant lieu au versement de la taxe correspond au nombre de personnes que celui-ci est susceptible d’héberger. Ce nombre d’unités fait l’objet d’un abattement de 20 %. L’abattement appliqué est porté à 30 %, lorsque le nombre de nuitées comprises à la fois dans la période d’ouverture de l’établissement et la période de perception de la taxe est supérieur à soixante et inférieur ou égal à cent cinq, et à 40 % lorsque ce nombre de nuitées est supérieur à cent cinq.

« Lorsque l’établissement donnant lieu à versement de la taxe fait l’objet d’un classement, le nombre de personnes prévu au premier alinéa correspond à celui prévu par l’arrêté de classement.

« Lorsque l’arrêté de classement fait référence à des lits, chaque lit est compté comme une unité de capacité d’accueil.

« Lorsque l’arrêté de classement fait référence à des emplacements d’installations de camping, de caravanage ou d’hébergements légers, le nombre d’unités de capacité d’accueil de chaque établissement d’hébergement de plein air est égal au triple du nombre des emplacements mentionnés par l’arrêté de classement.

« Art. L. 2333‑42. – Des arrêtés du maire répartissent, par référence au barème mentionné à l’article L. 2333‑41, les aires, espaces, locaux et autres installations accueillant les personnes visées à l’article L. 2333‑29.

 

« Paragraphe 5

 

« Recouvrement, contrôle, sanctions et contentieux de la taxe de séjour forfaitaire

« Art. L. 2333‑43. – I. – Les logeurs, hôteliers, propriétaires et intermédiaires mentionnés à l’article L. 2333‑40 sont tenus de faire une déclaration à la mairie au plus tard un mois avant chaque période de perception. Sur cette déclaration figurent obligatoirement :

« 1° La nature de l’hébergement ;

« 2° La période d’ouverture ou de mise en location ;

« 3° La capacité d’accueil de l’établissement, déterminée en nombre d’unités conformément aux dispositions de l’article L. 2333‑41.

« Est puni de la peine d’amende prévue pour les contraventions de la quatrième classe tout logeur, loueur, hôtelier, propriétaire ou autre assujetti soumis à la taxe de séjour forfaitaire qui n’a pas effectué dans les délais cette déclaration ou qui a fait une déclaration inexacte ou incomplète.

« II. – Les logeurs, hôteliers, propriétaires et intermédiaires mentionnés à l’article L. 2333‑40 versent, aux dates fixées par délibération du conseil municipal, sous leur responsabilité, au comptable public assignataire de la commune, le montant de la taxe calculé conformément aux articles L. 2333‑40 à L. 2333‑41.

« Art. L. 2333‑44. – Le montant des cotisations acquittées est contrôlé par la commune. Le maire et les agents commissionnés par lui peuvent procéder à la vérification des déclarations produites par les logeurs, hôteliers et autres intermédiaires en charge de la perception de la taxe.

« À cette fin, il peut demander à toute personne responsable de la perception de la taxe la communication des pièces comptables s’y rapportant.

« Art. L. 2333‑45. – Les réclamations sont instruites par les services de la commune bénéficiaire de la taxe. Tout redevable qui conteste le montant de la taxe qui lui est notifié acquitte à titre provisionnel le montant de la taxe contestée, sauf à en obtenir le dégrèvement après qu’il a été statué sur sa réclamation par le maire. Le maire dispose d’un délai de trente jours à compter de la notification de la réclamation formée par le redevable pour lui adresser une réponse motivée de manière à lui permettre de formuler ses observations.

« Les conditions d’application du présent article sont précisées par décret en Conseil d’État.

« Art. L. 2333‑46. – En cas défaut de déclaration, d’absence ou de retard de paiement de la taxe de séjour forfaitaire, le maire adresse aux logeurs, hôteliers et propriétaires mentionnés à l’article L. 2333‑40 une mise en demeure par lettre recommandée avec avis de réception.

« Faute de régularisation dans le délai de trente jours suivant la notification de cette mise en demeure, un avis de taxation d’office dûment motivé est communiqué au redevable trente jours au moins avant la mise en recouvrement de l’imposition. Tout retard dans le versement du produit de la taxe donne lieu à l’application d’un intérêt égal à 0,75 % par mois de retard.

« Les conditions d’application du présent article sont précisées par décret en Conseil d’État.

« Art. L. 2333‑47. – Les contentieux relatifs à la taxe de séjour forfaitaire sont présentés et jugés comme en matière de droits d’enregistrement, de taxe de publicité foncière, de droits de timbre, de contributions indirectes et de taxes assimilées à ces droits ou contributions. »

2° L’article L. 3333‑1 est ainsi modifié :

a) Après le premier alinéa, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« La métropole de Lyon peut instituer une taxe additionnelle de 10 % à la taxe de séjour ou à la taxe de séjour forfaitaire perçue dans son périmètre. ».

b) La deuxième phrase du deuxième alinéa est ainsi rédigée :

« Lorsque son produit est perçu par une commune ou par un établissement public de coopération intercommunale, les montants correspondants sont reversés à la fin de la période de perception au bénéficiaire final de la taxe additionnelle. ».

c) Le dernier alinéa est complété par les mots : « ou de la métropole de Lyon ».

3° L’article L. 5211‑21 est ainsi rédigé :

« Art. L. 5211-21. – I. – La taxe de séjour mentionnée aux articles L. 2333‑29 à L. 2333‑39 ou la taxe de séjour forfaitaire mentionnée aux articles L. 2333‑40 à L. 2333‑47 peut être instituée par décision de l’organe délibérant dans les conditions prévues à l’article L. 2333‑26, sauf délibération contraire des communes qui ont déjà institué la taxe pour leur propre compte :

« 1° par les groupements de communes touristiques et de stations classées de tourisme relevant de la section 2 du chapitre IV du titre III du livre Ier du code du tourisme ;

« 2° par les établissements publics de coopération intercommunale bénéficiant de l’une des dotations prévues à l’article L. 5211‑24 ;

« 3° par ceux qui réalisent des actions de promotion en faveur du tourisme ainsi que dans ceux qui réalisent, dans la limite de leurs compétences, des actions de protection et de gestion de leurs espaces naturels ;

« 4° par la métropole de Lyon.

« Les communes membres d’un établissement public de coopération intercommunale ayant institué la taxe de séjour ou la taxe de séjour forfaitaire ne peuvent percevoir celles-ci. Lorsque la métropole de Lyon a institué la taxe de séjour ou la taxe de séjour forfaitaire, les communes situées dans son périmètre ne peuvent percevoir celles-ci.

« II. – Dans les établissements publics de coopération intercommunale qui ont institué la taxe de séjour au titre des actions de protection et de gestion de leurs espaces naturels, le produit de la taxe de séjour ou de la taxe de séjour forfaitaire peut être affecté, sous réserve des dispositions de l’article L. 133‑7 du code du tourisme, aux dépenses destinées à favoriser la protection et la gestion de leurs espaces naturels à des fins touristiques. Lorsque ces établissements publics de coopération intercommunale sont situés dans leur intégralité ou en partie sur le territoire d’un parc national ou d’un parc naturel régional géré par un établissement public administratif, le produit de la taxe peut être reversé par les établissements publics de coopération intercommunale à l’organisme gestionnaire du parc dans le cadre d’une convention

« III. – Pour l’application aux établissements publics de coopération intercommunale mentionnés au I et à la métropole de Lyon des dispositions de la sous-section 1 de la section 6 du chapitre III du titre III du livre III de la deuxième partie du présent code :

« 1° La référence au conseil municipal est remplacée par la référence au conseil communautaire ;

« 2° La référence au maire est remplacée par la référence au président de l’établissement public de coopération intercommunale ;

« 3° La référence au conseil municipal est remplacée par la référence au conseil de la métropole de Lyon ;

« 4° La référence au maire est remplacée par la référence au président du conseil de la métropole de Lyon. »

4° L’article L. 5722‑6 est ainsi modifié :

a) La première occurrence du mot : « leurs » est remplacée par le mot : « des ».

b) Il est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« Pour l’application aux syndicats mentionnés à l’alinéa précédent des dispositions de la sous-section 1 de la section 6 du chapitre III du titre III du livre III de la deuxième partie du présent code, la référence au conseil municipal est remplacée par la référence au conseil syndical et la référence au maire est remplacée par celle au président du syndicat mixte. »

II. – Le I s’applique à compter du 1er janvier 2015.

EXPOSÉ SOMMAIRE

 

Les dispositions du présent amendement résultent de plusieurs mois de concertation effectuée entre le gouvernement, les parlementaires, associations d’élus et professionnels du secteur du tourisme. Elles ont été formulées pour tenir compte des préconisations de la mission parlementaire d’évaluation et de contrôle sur la fiscalité des hébergements touristiques.

Dans le but de moderniser un dispositif qui n’a pas été adapté depuis plus de dix ans, le présent amendement clarifie les conditions d’application de la taxe de séjour par les collectivités locales, et adapte le barème afin de mieux cibler la capacité contributive des redevables tout en tenant compte de la nécessité de préserver l’attractivité du territoire français en matière touristique.

À cet égard, l’amendement prévoit :

– Le maintien de la liberté de choix des communes s’agissant de la mise en œuvre de la taxe de séjour, qui demeure donc facultative, conformément aux préconisations de la mission d’évaluation et de contrôle ;

– Le maintien des deux modalités possibles d’assujettissement, dans le respect de la liberté de choix des communes, conformément aux préconisations de la mission d’évaluation et de contrôle : taxe de séjour au réel ou taxe de séjour forfaitaire ;

– Le renforcement de l’efficacité du recouvrement de l’imposition par les collectivités en instituant une procédure de taxation d’office et en précisant les pénalités et les sanctions encourues en cas de défaut de respect des obligations déclaratives pesant sur les collecteurs de la taxe ;

– L’actualisation du barème tarifaire avec, notamment, la création d’une tranche supplémentaire pour les Palaces.

Dans un souci d’équité et de transparence fiscales, cet amendement prévoit également des dispositions améliorant la collecte de la taxe, notamment auprès des propriétaires qui proposent leur bien à la location pour de courtes durées, via des plateformes internet dédiées. En particulier, dans ces communes ayant institué la taxe de séjour au réel, et sur principe du volontariat desdites communes, les plateformes internet assurant sur leur site la transaction financière pourront collecter la taxe de séjour pour le compte des propriétaires, avec un reversement annuel à la commune. Ces plateformes, dans un souci de transparence, se chargeraient également de transmettre aux communes les informations concernant le nombre de personnes logées sur le territoire, le nombre de nuitées, le montant total de la taxe collectée et les numéros de transaction afférents.